Quand Carla Bruni aimait être téléportée

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Le problème pour les stars de la politique est Internet car le bidule a de la mémoire. C’est pour cette raison que sous le couvert d’une loi débile, Nicolas Sarkozy aimerait pouvoir contrôler Internet. Une vidéo de Carla Bruni -avant qu’elle ne devienne la femme de Nicolas Sarkozy- refait surface. Carla Bruni répondait à l’équipe de «Envoyé Spécial», la vidéo avait été diffusée le 6 mai 2004 sur France 2. La future chanteuse nationale déclarait alors: «Le piratage est “incorrect” mais j’ai grand plaisir à être téléportée, grand plaisir à être copiée, à être piratée, car au fond, quand on est piraté, c’est qu’on intéresse les gens…» Tout a bien changé depuis car Carla Bruni n’est même plus téléchargée et a été téléportée chez Nicolas Sarkozy qui lui veut interdire le téléchargement. C’est sa maladie, son idée fixe.
 

Noutnoute et le Réveil des Marmottes se demandent si Carla Bruni, une chanteuse italienne, comprend le sens des mots en Français. On l’entend clairement dire qu’elle aime être téléportée. Or, la différence entre “téléportée” et “téléchargée” est importante: Dans le premier cas, elle déboule en entier, en chair et en os (surtout en os), chez l’internaute et dans le second, uniquement sa musique arrive. Mais pour Noutnoute et le Réveil des Marmottes, Carla Bruni avait, sans s’en douter, lancé une bombe à retardement en 2004. Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur et s’attaquait déjà en téléchargement. Depuis, Carla Bruni a été téléportée chez Jacques Séguéla qui l’a téléportée chez Nicolas Sarkozy. Devenue la chanteuse nationale et le premier flop officiel de la France, ses propos de l’époque sont à contre-courant des phobies de Nicolas Sarkozy. Carla Bruni donnait raison à Noutnoute et au Réveil des Marmottes en 2004 (quand elle vendait encore des disques): Si les artistes sont téléchargés (et pas téléportés chez les internautes), c’est qu’ils vendent des CD. La loi de Nicolas Sarkozy et de Christine Albanel ne tient pas. Il y a donc une crise entre Carla Bruni et Nicolas Sarkozy qui n’en démord pas: La loi Création et Internet (Hadopi) passera de gré ou de force. L’Assemblée a dit “non”, il fera comme avec le traité européen. Nicolas Sarkozy veut nous faire croire que cette loi de répression va aider les artistes et prétend que le rejet de sa loi est un complot de l’opposition. Il faut changer l’aquarium avec la truite car il n’y a plus rien à faire pour la guérir de ses psychoses.

Christine Albanel, sonnée par le camouflet de l’Assemblée rejetant la loi Hadopi, fait pire que Nicolas Sarkozy, elle voit un “complot cynique”. Rien que ça… Si cette loi débile ne passait pas, la ministresse de la Culture a menacé de démissionner. «Bon voyage !» vient de miauler Noutnoute. Le Réveil des Marmottes plus réaliste, lui a demandé de se retenir car Nicolas Sarkozy imposera cette loi. Ce sont tous les poissons qu’il faut balancer avec l’aquarium. Christine Albanel et Nicolas Sarkozy contre le téléportage de Carla Bruni ? L’eusses-tu cru ?

 
 

Une réponse vers “Quand Carla Bruni aimait être téléportée”

  1. souklaye a dit :

    Soit, la régulation des flux immatériels ne peut être calibrée par un ensemble de dispositifs bipolaires, entre pédagogie passéiste et répression administrative. Ceci étant, l’autogestion jusqu’au-boutiste par le chaos joyeusement communautaire est un projet trop réel pour s’appliquer au virtuel.
    La nature de ce débat devrait être basé sur l’esprit mais, en l’occurrence, c’est le sentiment qui régit la problématique et sert de maladie imaginaire, de diagnostic sentencieux ou de remède absolu car la raison a déserté à la première demande de test de paternité.

    La suite ici :
    http://souklaye.wordpress.com/2009/03/13/creation-internet-et-insultes-gratuites/

    Si la guerre propre consiste à une extermination massive, mais sélective, je ne sais pas si je dois avoir plus peur de la course à l’armement des États ou celle de l’équipement des foyers en informatique familial.
    Au fond, il n’y a pas de différence entre les deux, si ce n’est la démocratisation à outrance au nom du progrès et des actionnaires, petits ou gros.

    Le mythe de la technologie de service laisse peu à peu place à l’assistanat compensateur.
    Le tout fonctionnel transforme le temps d’activité en consommation passive.

    Quand les objets deviennent des outils, on peut observer les premiers signes de dépendance émotionnelle.
    Pas besoin d’une grande imagination banale ou d’une de ces paranoïas simulées pour constater que notre écosystème subit une profonde mutation
    La suite :
    http://souklaye.wordpress.com/2009/02/24/effets-secondaires-de-la-fracture-numerique/

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